Semaine 25: plaisirs de secours.

Vous avez mis en place des repères, trouvé une sorte d’équilibre, suivi des recommandations qui vous font du bien et, tout à coup, la tuile : votre enfant tombe malade, votre conjoint ou un proche vous annonce une mauvaise nouvelle ou vous vivez subitement un événement déstabilisant. Et là, c’est comme si tout ce que vous aviez essayé de construire autour de vous, de rassurant et de motivant, se cassait littéralement la figure.

Je me sens perdu …

Sauf pour les grands optimistes devant l’éternel, il n’est pas rare qu’une tuile de ce type vous donne l’impression de tout voir réduit à néant ou l’impression de revenir à zéro. On sait que, selon qui nous sommes, cet événement soudain sera vécu avec plus ou moins de stress. Toutefois c’est dans ce type de moment que l’on a besoin de savoir reprendre pied pour soi et pour les autres.

Dans certaines situations on va d’ailleurs, sans le vouloir ou sans que cela soit conscient, mettre notre pilote automatique en route. On a alors l’impression d’agir en robot et on peut même parfois se dire qu’il ne nous serait pas profitable de trop réfléchir pour le moment.

La peur de s’effondrer ? De faire de mauvais choix ou de perdre le contact avec ce qui nous paraît le plus essentiel à ce moment-là ? Nous sommes focalisé sur le bien-être de nos proches !

secours

Notre ami le stress

Le bon stress, celui qui nous permet d’être réactif et d’avoir l’énergie nécessaire pour agir adéquatement, et d’ailleurs là pour sa fonction première : celle de nous permettre de nous adapter à la situation d’urgence.

Ce stress là est donc un ami s’il ne s’éternise pas ! Il dure le temps de l’épreuve pour laisser place petit à petit à un état plus neutre, une fois la crise passée. Ok, et ensuite ?

Et bien ensuite, il nous est nécessaire de pouvoir retrouver nos esprits pour prendre soin de soi à nouveau.

Quand les rendez-vous médicaux sont calés, quand les démarches administratives sont effectuées, que l’aspect “organisationnel” et les formalités ont été réglées, il est important pour nous de reprendre notre souffle.

Après la tempête

Généralement c’est à ce moment là que nous laissons sortir nos émotions et apparaître notre vulnérabilité.

” Oui, j’ai eu très peur ! J’ai cru ne pas arriver à faire face ! Oui, j’ai eu envie de tout envoyer balader ! J’ai eu envie de faire comme si tout cela n’existait pas ! J’étais en colère ! J’en ai voulu à Pierre, Paul ou Jacques ! Etc … “

Sortir de cette période d’urgence fait remonter des émotions, des sentiments désagréables et c’est tout à fait normal. Les exprimer est bon pour nous (sur une épaule attentive, dans un journal intime, auprès d’un professionnel de l’écoute, …).

Et ensuite quoi ? Et bien pour certains d’entre nous, passer à autre chose n’est pas évident ! Pour de multiples raisons, il arrive que l’on se dise :

  • Qu’est ce que je risque si je passe à autre chose ? Que pourrait-il arriver ?
  • Je ne me sens pas autorisé à passer à autre chose ! J’aurais l’impression de trahir quelqu’un !
  • Je ne sais pas par quoi commencer car j’ai perdu mes repères !

Pour les deux premières propositions nous verrons cela dans un autre article si cela vous intéresse (dites-le-moi en commentaire) on parlera alors de nos croyances limitantes et de ce qui nous angoisse.

Pour la troisième éventualité je vous propose dans cet article une technique qui permet à la fois de faire la transition avec la situation difficile et d’offrir des ressources adaptées à votre singularité.

sortir du courant

Stress et neurosciences

Pour affronter les moments difficiles de notre vie et apprendre à mieux nous remettre du stress, il est important que chacun puisse développer ses ressources intérieures.

Scientifiquement, l’une des possibilités de développer ses forces intérieurs est de nous permettre de vivre des expériences positives qui induisent la sérénité, la confiance, l’amour, etc … comme l’explique Rick Hanson, neuropsychologue, dans son ouvrage “Le cerveau du bonheur“.

La répétition d’expériences de ce type, répétées dans le temps, créé pour notre cerveau une activité neuronale capable de le modifier. Nos structures cérébrales se transforment grâce à ce que l’on appelle la neuroplasticité.

Pour Rick Hanson, ce fait scientifique est « une raison essentielle de se montrer bienveillant envers soi-même, de cultiver les expériences saines et de s’en imprégner ».

Ainsi dans la situation évoquée en introduction de cet article, je vous propose d’effectuer la technique suivante permettant :

  • de s’oxygéner,
  • et de voir les choses sous un autre angle,
  • de tenir compte des besoins de notre santé mentale,
  • d’utiliser les capacités de résilience de notre cerveau,
  • de se recentrer,

Idéalement, cette technique s’effectue en amont d’un tel événement. C’est pourquoi je vous conseille de la mettre en place après votre lecture (ou le plus tôt possible), dans une approche de prévention. Je vous rassure c’est très simple et rapide !

Aide mémoire post tsunami

Comme je le disais plus haut, suite à un chamboulement on peut se sentir perdu et désemparé. On peut aussi avoir l’impression de ne plus savoir ce que l’on veut, ce dont on a besoin, ce qui pourrait nous faire du bien ou même avoir du mal à nous reconnaître.

Pour passer outre ces effets secondaires, je vous propose de créer pour vous une sorte d’aide mémoire de secours. Cette antisèche post-tsunami est simple :

C’est une liste d’activités que vous connaissez déjà (ou que vous pouvez découvrir au fil du temps) qui a pour effet de vous reconnecter avec vous-même. Une liste de plaisirs simples ou plus intenses sur lesquels vous savez que vous pouvez compter pour recouvrer vos forces et vos ressources. Un bon coup de pouce pour reprendre contact avec vous.

carnet de notes

Comment créer votre aide mémoire de secours ?

Je vous propose de prendre une feuille et un crayon (votre application de notes sur smartphone si vous ne pouvez pas faire autrement) et de commencer par noter les activités qui vous font du bien, que vous reconnaissez comme ayant un grand pouvoir de ressourcement.

Faites cet inventaire seul ou demander de l’aide d’un proche bienveillant qui pourrait vous rappeler les activités que vous avez effectuées par le passé et qui vous faisaient du bien.

Pour vous aider ci-dessous je vous ai préparé une liste non exhaustive de petit plaisirs qui vous aideront peut-être à trouver ceux qui vous conviennent.

Profitez-en pour partagez vos propres astuces en commentaire sous cet article !

On clarifie et on optimalise

Une fois cette liste effectuée je vous conseille fortement d’inscrire tout en haut les deux techniques ci-dessous qui sont parmi les plus précieuses de la lutte contre l’épuisement : j’ai nommé le sommeil et la respiration. Pour plus de précision, si ce n’est pas déjà fait, approfondissez le sujet grâce à mon article sur le sommeil et ceux sur la respiration en cliquant sur les liens.

Je classe

En état de bouleversement si votre liste est trop longue votre cerveau aura besoin de plus de clarté. C’est pourquoi je vous propose de classer vos activités par lieu dans lequel vous vous trouvez.

J’illustre

Ce n’est pas essentiel et en même temps, pour susciter votre intérêt et rendre ces petits plaisirs attractifs, vous pouvez également y ajouter des images, des photos et signaux divers. Cela stimulera votre envie d’aller vers l’activité en question.

plaisirs

Exemple de classement

Pour lister vos plaisirs vous pouvez les classer par lieux … ou par type d’activités (personnellement je trouve que les lieux rendent le choix plus accessible).

Exemple de lieu :

  • Dans la nature
  • En ville
  • À la maison
  • Au bureau
  • Chez les parents (chez les beaux-parents)
  • Avec des amis
  • Chez tata Gertrude
  • Etc …

On l’utilise sans modération

Une fois votre liste constituée, suivez les conseils des scientifiques en vous octroyant autant d’expériences “plaisirs” que possible.

Elle se bonifie avec l’âge

Complétez votre liste à chaque occasion où vous découvrez une nouvelle activité bien-être.

Petite astuce : créé votre trousseau de secours dans un mini carnet à emporter partout avec vous (pour le compléter et surtout pour le consulter dès que nécessaire).

Pour faciliter votre choix

Enfin, si vous souhaitez rédiger votre liste de secours dans votre carnet, je vous encourage à noter ces quatre questions subsidiaires au dessus de la liste. Ce sont des questions qui aident au recentrage et à la clarification des besoins.

activités plaisir
  • Qu’est-ce qui est vivant en moi au moment présent ? (mes pensées, mes émotions, mes ressentis corporels).
  • De quel message ces signaux m’informent-ils ? (quels besoins insatisfaits tentent-ils de m’indiquer).
  • Quel est le besoin prioritaire pour moi et de quelle manière puis-je tenter de répondre à ce besoin ?
  • Par quelles “activités plaisirs” de ma liste de secours aurais-je le plus de chance de le satisfaire ?

Si vous souhaitez en savoir plus sur la clarification des besoin ou si cela vous parait trop abstrait à utiliser tel quel, je vous encourage à lire cet article et à me laisser vos questionnements en commentaire.

A vous de jouer !

Voilà, vous savez tout à propos de cette trousse-aide-mémoire-kit-de-survie post-tsunami. 🙂

Ça m’intéresse beaucoup de savoir comment chacun de vous se sera approprié cette technique.

Pour prolonger l’expérience et tirer profis au maximum des techniques publiées sur le blog, je vous encourage à télécharger le “carnet d’accompagnement” ci-dessous. Un petit guide gratuit que j’ai créé rien que pour vous.

Je vous souhaite une très belle semaine !

A bientôt 😉

Bibliographie et ressources: « Le cerveau du bonheur » de Rick HANSON et Olivier COLETTE; Notion de visualisation et classement dans “la méthode GTD” de David Allen; “L’intelligence Émotionnelle” de Daniel Goleman; ” Nous arriverons à nous entendre ! : Suivi de Qu’est-ce qui vous met en colère ?” de Marshall Rosenberg, Shari Klein , et al.

En achetant les livres via les liens suivants, la boutique me permet de toucher une commission, cela m’aide à faire vivre ce blog. Merci pour votre soutien 😉

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One Reply to “Semaine 25: plaisirs de secours.”

  1. Chantal Cuette dit :

    Super article, Alicia
    Dans les activités qui ressourcent, pour moi, il y a le jardinage ; en extérieur qd on a la chance d’avoir un jardin, ou des amis qui en ont et sur lesquel on peut intervenir, je pense que s’occuper des plantes d’intérieur, ça doit marcher aussi, selon les goûts.
    C’est même ce qui marche le mieux pour moi en ce moment, les sorties étant très limitées.

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